Hausse de la Flat tax : tous les PER sont concernés
La CSG passe de 9,2% à 10,6% en 2026 et les PER seront désormais imposés plus lourdement.
Alexandre Plunian
Depuis le 1er janvier 2026, la fiscalité sur certains placements financiers évolue. La flat tax passe de 30% à 31,4% et tous les Plans d’Épargne Retraite (PER) sont concernés.
En cause : la hausse de 1,4 point de la CSG, qui fait grimper les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % (qui sont toujours additionnés aux 12,8 % d’impôt sur le revenu).
Amendement n°1104 et détenteurs de PER : Ce qui change en 2026
Pour l'administration fiscale, la réponse est simple : tous les PER sont concernés par la hausse de la flat tax. Quel que soit le type de Plan d'épargne retraite souscrit, assurantiel ou bancaire, la hausse de la flat tax s'applique à chaque fois.
Ce taux s’applique uniquement aux plus-values constatées lors d’une sortie en capital, lorsque l’épargnant a choisi de ne pas déduire ses versements de son revenu imposable au moment où il a alimenté le contrat.
Le mouvement est simple : les prélèvements sociaux augmentent, donc le prélèvement global sur les gains imposables augmente.
Pourquoi le taux de la flat tax est-il passé de 30 % à 31,4 % en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, le Prélèvement forfaitaire unique relatif aux PER est donc de 31,4 %, et non plus de 30 %.
La loi de financement de la Sécurité sociale adoptée en décembre par l’Assemblée nationale a en effet acté une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG).
La CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %, soit +1,4 point, et s’applique aux gains de l’épargne retraite lorsqu’ils sont imposables.
Le total des prélèvements sociaux sur les PER passe de 17,2 % à 18,6 %, ce qui réduit mécaniquement le rendement net des contrats.
Résultat : la flat tax sur les plus-values concernées passe à 31,4 %, en combinant toujours 12,8 % d’impôt sur le revenu + désormais 18,6 % de prélèvements sociaux (au lieu de 17,2 %).
Dans la pratique, deux taux de flat tax cohabitent désormais. La flat tax à 30 % continue de s’appliquer à certains placements, notamment les gains issus d’un contrat d’assurance-vie, les plus-values d’un Plan d’épargne logement (PEL), ainsi que les primes et intérêts d’un Compte épargne logement (CEL). Ces produits restent en dehors du périmètre prévu par l’amendement du gouvernement n°1104 au budget 2026 de la Sécurité sociale.
Tous les PER sont visés, sans exception
Après plusieurs semaines de flou, l’administration fiscale a tranché : tous les PER sont bien concernés par la hausse de la flat tax. Aucune catégorie de PER n’échappe à cette nouvelle mesure.
Sont donc concernés :
les PER assurantiels distribués par les assureurs
les PER bancaires proposés par les banques
les PER individuels
les PER collectifs en entreprise
Dans tous les cas, les gains imposables (intérêts, plus-values, revalorisation des supports) seront soumis à la nouvelle CSG, que la sortie se fasse :
en capital (en une ou plusieurs fois)
ou sous forme de rente viagère imposable
Malgré tout, le PER garde des atouts
Ce changement fiscal, bien qu’il soit impactant, ne fait pas disparaître l’intérêt du PER. Son principal avantage reste intact : la possibilité de déduire les versements volontaires du revenu imposable, dans la limite des plafonds mentionnés sur votre déclaration d’impôts.
Voici ce que cela signifie :
Pour les contribuables fortement imposés, la déduction fiscale reste immédiate et elle est souvent très significative, surtout avec une tranche marginale élevée.
Pour les foyers dans les tranches supérieures, l’avantage à l’entrée peut encore compenser la taxation qui est désormais plus lourde à la sortie, à condition de bien calibrer les versements et l’horizon d’investissement.
Le PER reste donc un outil puissant d’optimisation de l’impôt sur le revenu, mais en 206, la rentabilité sera moins importante que ces dernières années.