Logo

Cartes Pokémon : les plus chères sont maintenant imposables !

Publié le
Mis à jour le
Pokemon monde
Pokemon monde

Pendant longtemps, collectionner des cartes Pokémon relevait du hobby. Aujourd’hui, c’est aussi devenu un marché : ventes aux enchères, plateformes spécialisées, investisseurs et surtout… des montants qui commencent à attirer l’attention de l’administration fiscale. 

Un marché qui n’a plus rien d’un jeu d’enfant

Les cartes à collectionner existaient déjà bien avant Pokémon : les cartes de baseball, basket ou hockey ont alimenté des spéculations folles pendant des décennies. La différence, c’est qu’aujourd’hui, Pokémon a franchi un cap culturel. Les cartes ne se négocient plus seulement entre passionnés puisqu’elles se vendent lors d’événements nationaux ou sur des sites d’enchères et leur rareté peut faire exploser les prix, propulsant les cartes Pokemon parmi les investissements les plus rentables de cette génération.

Pikachu Illustrator - Carte Pokemon rare

L’exemple le plus spectaculaire reste la “Pikachu Illustrator” (1998) imprimée à 39 exemplaires. Elle a été vendue aux enchères en 2022 pour 5 275 000 dollars à Logan Paul, ce qui lui a valu d’entrer au Guinness Book comme carte Pokémon la plus chère. 

💡
Il a revendu cette carte pour 14 millions de dollars en février 2026. 

En France, les chiffres sont moins stratosphériques, mais la dynamique est la même. En juin 2021, un collectionneur a payé 11 904 euros pour un Dracaufeu très rare, noté 9 par PSA, lors d’une vente aux enchères à Troyes.

SPONSORED
CTA Image

🎁 Obtenez 1 action Renault gratuite

Investir et diversifier son patrimoine avec XTB !

Pourquoi le fisc s’y intéresse : parce que ça se vend et parfois très cher

Selon une enquête réalisée par eBay/YouGov en 2023, 8% des Français collectionnent des cartes Pokémon, soit près de 4 millions de personnes. Et quand un marché devient aussi massif et que certaines cartes se vendent plusieurs milliers (ou millions) d’euros, l’administration fiscale finit par s’y intéresser : revente avec plus-value, professionnalisation de certains vendeurs, enchères, traçabilité des paiements…

⚠️
Fiscalement, les cartes Pokémon ne sont pas traitées comme des “objets de collection” classiques

C’est là que beaucoup se trompent. D’après une mise à jour du BOFiP (2024), les cartes Pokémon ne sont pas reconnues par l’administration fiscale comme étant des objets de collection au même titre que des timbres ou des cartes postales. 

Donc au-delà d’un certain seuil, la fiscalité n’est pas celle que certains imaginent.

Au-dessus de 5 000 € : 36,2% d’impôt sur la plus-value

Au-delà de 5 000 euros de vente, il faudra payer 36,2% d’impôts sur la plus-value. C’est un taux encore plus élevé que la flat tax en bourse et qui impacte fortement les collectionneurs. Surtout ceux qui revendent une carte achetée “pas cher” il y a quelques années et qui réalise une énorme plus-value.

Argent liquide : plafonds, limites, justificatifs… ce qui est légal en France
Argent liquide : plafonds, limites, justificatifs… ce qui est légal en France, ce qui est interdit, et les risques en cas de contrôle.

En dessous de 5 000 € : plutôt bien de consommation courante… sauf exceptions

Sous le seuil des 5 000€, l’administration range les cartes Pokemon dans la catégorie des “biens de consommation courante”. Mais attention : il existe deux exceptions qui peuvent faire basculer une carte dans un régime plus encadré :

1) L’intérêt “historique ou ethnographique”

Selon l’article 98 A du CGI, si la carte présente un intérêt historique ou ethnographique, elle peut tomber dans un régime d’imposition et d’obligation de déclaration. Ce sont les cartes liées à un événement marquant, une première impression ou une édition très spécifique et significative qui sont concernées.

2) Le piège de la carte neuve (scellée / sous vide)

💡
Autre subtilité : une carte mise sous vide dès l’ouverture d’un pack est considérée comme neuve. Or, un objet neuf, s’il n’est pas parfaitement unique (type œuvre d’art), ne peut pas être considéré comme un “objet de collection”. 

Ce site et les informations qui y sont publiées ne constituent en aucun cas des conseils en investissement ni une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Les commentaires et informations délivrées sont l'expression d'opinions personnelles et ne doivent pas être considérés comme des conseils ou recommandations en investissement. Vos décisions d'investissement ne doivent pas reposer uniquement sur ces informations.

Alexandre Plunian

Alexandre Plunian

Je suis le fondateur de Le média de l’investisseur, un média indépendant dédié à l’éducation financière et à l’investissement à long terme. Passionné par l’investissement et le Bitcoin, je partage mes analyses, mes convictions et mon expérience.

Tous les articles de Alexandre Plunian

Derniers articles

Autres articles du même sujet

Autres articles du même auteur