Cartes Pokemon et impôts : ce qu'il faut savoir
Déclarer ses revenus liés aux cartes Pokémon est un sujet d’actualité en 2026. Avec la montée en puissance du marché de la collection, certaines ventes atteignent aujourd’hui plusieurs milliers (voire beaucoup plus) d’euros et beaucoup de particuliers se retrouvent à revendre une carte rare sans savoir s’ils doivent payer des impôts, remplir un formulaire spécifique ou même déclarer une activité
Une même vente peut être totalement exonérée… ou au contraire déclencher une taxation et des obligations déclaratives, selon le montant et la fréquence.
En 2026, le sujet devient encore plus important parce que l’administration fiscale a clarifié sa position sur les cartes à collectionner et parce que les ventes en ligne rendent les transactions plus traçables.
Dans ce guide, on vous explique à partir de quel montant une vente devient imposable, quel taux s’applique, quand une revente peut être considérée comme une activité professionnelle et surtout, comment éviter les mauvaises surprises si vous achetez ou revendez des cartes Pokémon.
L’essentiel à retenir
- Les ventes de cartes Pokémon sont imposables à partir de 5 000 € par transaction (prix de vente).
- Sous 5 000 € par vente, la plus-value est en principe exonérée pour une cession occasionnelle.
- Au-delà de 5 000 €, la plus-value est taxée au forfait 36,2% (19% IR + 17,2% prélèvements sociaux).
- Depuis une évolution doctrinale du BOFiP du 20 mars 2024, les cartes à collectionner ne sont généralement pas considérées comme des “objets de collection” au sens fiscal.
- Si vous vendez régulièrement, le fisc peut requalifier ça en activité commerciale : cela signifie que vous devrez créer une entreprise et déclarer vos revenus.
Les cartes Pokémon sont-elles taxées ?
La fiscalité de ces revenus passifs dépend à la fois du montant de la vente et du caractère occasionnel ou habituel de vos reventes.
Exonération d’impôts sous 5 000 € par transaction
Concrètement : si vous revendez un Dracaufeu, une carte rare ou un lot de boosters en dessous de 5 000 € la transaction, vous ne payez généralement pas d’impôt sur la plus-value.
36,2 % d’imposition sur les plus-values au-delà de 5 000 € par transaction
Dès que le prix de vente dépasse 5 000 €, vous passez sur le régime des plus-values de cession de biens meubles : la plus-value est imposée au taux forfaitaire de 36,2% qui se compose de 19% d’impôt et de 17,2% de prélèvements sociaux.
Les cartes Pokémon ne sont (généralement) pas des “objets de collection” au sens fiscal du terme depuis 2024.

Fiscalité sur les ventes habituelles : quand la déclaration d’activité devient obligatoire
Si vous achetez et revendez des cartes régulièrement, l’administration fiscale peut considérer que vous exercez une activité commerciale. Dans ce cas, vous devez déclarer l’activité en créant une entreprise (souvent une micro-entreprise) et vos gains seront imposés au titre des BIC (bénéfices industriels et commerciaux).
L’administration précise aussi qu’en micro-entreprise, vous avez un plafond de chiffre d’affaires, une franchise de TVA jusqu’à un certain seuil et la possibilité d’opter pour le micro-BIC avec un abattement forfaitaire (et des cotisations sociales).
Carte Pikachu Illustrator (1998) : la carte Pokémon la plus chère de l’Histoire

La “Pikachu Illustrator” (1998) est considérée comme le graal du marché Pokémon, parce qu’elle est extrêmement rare et qu’un exemplaire en état exceptionnel a battu tous les records. Début 2026, une carte “Pikachu Illustrator” PSA 10 a été vendue 16 492 000 $ aux enchères (record mondial).
Les cartes à collectionner : est-ce un achat risqué ?
Les prix des cartes sont volatils et il y a un risque de perte totale ou partielle du capital.
Autre risque important : la contrefaçon et l’arnaque sur le marché secondaire.
Les cartes Pokémon dans le viseur du fisc en 2026 : pourquoi ?
On parle davantage de fiscalité sur les cartes Pokémon en 2026 pour trois raisons très simples :
- Les montants ont explosé sur certaines cartes : dès que les transactions dépassent 5 000 €, on entre dans un régime fiscal bien précis.
- L’administration a clarifié et durci la doctrine : depuis la mise à jour BOFiP du 20 mars 2024, les cartes à collectionner sont généralement traitées comme des biens de consommation et non comme des “objets de collection”.
- Le phénomène est devenu populaire et les transactions peuvent être tracées assez facilement. Surtout quand les ventes deviennent habituelles et ressemblent à une activité commerciale.
5 conseils pour acheter et revendre des cartes Pokémon sans mauvaise surprise fiscale
Voici nos meilleurs conseils pour acheter et revendre des cartes Pokémon (ou autre) sans risque :
- Gardez des preuves : facture d’achat, capture d’écran des discussions et facture d’achat lors d’un envoi en gradation par exemple. Sans prix d’achat, calculer la plus-value est difficile.
- Surveillez le seuil des 5 000 € : en dessous, la plus-value est en principe exonérée d’impôts alors qu’au-dessus de ce seuil, la transaction sera imposable.
- Anticipez l’obligation 2048-M-SD : si vous vendez une carte plus de 5 000 € alors l’impôt sera à déclarer et à payer dans le mois.
- Évitez de ressembler à un professionnel si ce n’est pas votre objectif : éviter de multiplier les transactions. Peu importe s’il s’agit d’achats ou de ventes.
FAQ
Quelle est l’imposition sur les cartes Pokémon ?
En vente occasionnelle, sous 5 000 €, la plus-value est en principe non imposable. Au-delà, la plus-value est taxée à 36,2% (19% + 17,2%).
Est-ce rentable d’acheter des cartes Pokémon ?
Ça peut l’être sur quelques cartes très rares et en parfait état. À condition d’acheter ses cartes au bon prix, de les garder sur le long terme et de choisir la bonne série.
Comment puis-je revendre mes cartes Pokémon ?
Vous pouvez vendre vos cartes Pokémon via des plateformes spécialisées, des sites d'enchères ou depuis des boutiques physiques. Mais soyez vigilant, car les risques de contrefaçon et d’arnaque sont élevés sur le marché secondaire. Gardez aussi toutes les preuves de transaction pour justifier votre prix d’achat/vente en cas de question fiscale.