Aramco : bénéfice net en baisse de 12,1% en 2025
Le géant saoudien Saudi Aramco a publié des résultats en baisse. En 2025, son bénéfice net a chuté de 12,1% pour atteindre 93,38 milliards de dollars, contre 106,24 milliards en 2024.
Le résultat net ajusté ressort à 104,65 milliards, contre 110,29 milliards un an plus tôt (soit -5,1%). C’est une publication qui rappelle une réalité souvent oubliée par les investisseurs : même le premier exportateur de pétrole au monde reste extrêmement sensible à la situation géopolitique.
Pourquoi les profits reculent malgré une demande record ?
Le PDG Amin Nasser se félicite d’une nouvelle année pétrolière record en 2025, mais reconnaît également que l’environnement économique a été dégradé ces derniers mois. La demande ne fait pas tout et le contexte macroéconomique peut rapidement reprendre réduire les marges des entreprises.
OPEP+ : plus de barils en 2026
Un facteur important en 2025 est l’évolution de l’offre pilotée par l’OPEP+, dont l’Arabie saoudite est un membre clé. Tout au long de l’année, il y a eu une augmentation de la production, ce qui a contribué à inonder le marché et à peser sur les prix. Pour une machine à cash comme Aramco, quand le prix du pétrole baisse alors la rentabilité de l’entreprise baisse naturellement.

Le nouveau paramètre 2026 : l’instabilité militaire redevient un risque d’exploitation
L’Iran a tiré plusieurs salves sur des installations énergétiques dans le Golfe, dont le complexe saoudien de Ras Tanoura, propriété d’Aramco. Cela a contraint l’entreprise de stopper une partie de ses opérations. Ras Tanoura n’est pas un site “secondaire”, mais un gigantesque complexe sur la côte est du royaume, avec l’une des plus grandes raffineries du Moyen-Orient.
Les champs pétrolifères saoudiens auraient également été visés depuis le début du conflit. Et au-delà de l’Arabie saoudite, le risque s’étend également à Bahreïn, oùune frappe a déclenché un incendie dans un complexe pétrolier.

Le point qui peut faire basculer le marché : le détroit d’Ormuz
Enfin, le facteur le plus sensible pour l’économie mondiale reste le détroit d’Ormuz, qui voit son trafic paralysé alors qu’il y transite environ 20% de l’approvisionnement pétrolier mondial.
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Ce que les investisseurs doivent retenir
- Aramco reste une machine à profits, mais 2025 montre que même un géant peut subir une situation économique défavorable
- La suite dépendra largement de la stabilité des infrastructures et du retour (ou non) d’un trafic normal à Ormuz.
