Logo

Commencez à taper pour rechercher...

Les craintes autour de l’IA se propagent aux banques

Les craintes autour de l’IA gagnent les banques : risques, régulation, cybersécurité et impacts concrets sur résultats et valorisations.

Alexandre Plunian
Publié le
Mis à jour le
DeepSeek sur ordinateur
DeepSeek

L’ensemble du secteur bancaire européen s’est retrouvé sous pression ce vendredi 13 février, sans qu’aucune banque n’ait publié d’annonce particulière.

En séance, Société Générale a décroché d’environ 6% (plus forte baisse du CAC 40), BNP Paribas a reculé d’environ 3% et Crédit Agricole a mieux résisté. 

Cette baisse s’est même propagée en Europe : Deutsche Bank a perdu plus de 3%, BBVA a lâché autour de 3%, Santander a cédé près de 2% et l’indice Stoxx Europe Banks a reculé d’environ 2,8%.

SPONSORISÉ XTB
🚀 Investissez dans des actions IA avec XTB !
🎁 1 action Renault offerte pour un premier dépôt de 1 €

L’intelligence artificielle fait peur aux banques

Ce qui a déclenché cette chute, ce sont des inquiétudes venues des États-Unis autour d’une possible “disruption” de certains métiers financiers par l’intelligence artificielle, notamment la gestion de fortune, le conseil et l’optimisation fiscale. 

Jusqu’ici, ces craintes visaient surtout les éditeurs de logiciels, mais elles se propagent désormais vers les intermédiaires financiers. Si une partie de la valeur des acteurs financiers vient de tâches répétitives, de recommandations ou de traitement de documents, alors l’IA peut, au moins en théorie, remplacer certains salariés, alors même que de plus en plus de personnes cherchent à investir dans ChatGPT et l’IA en 2026.

Altruist Corp : l’élément déclencheur

Un élément concret a mis le feu aux poudres : une start-up américaine, Altruist Corp, a présenté un outil IA capable de construire des stratégies fiscales personnalisées en interprétant des documents financiers sans saisie manuelle. L’annonce a provoqué une secousse immédiate sur certains acteurs cotés de Wall Street : Raymond James a perdu près de 9% et Charles Schwab plus de 7%.

L’onde de choc a traversé l’Atlantique et a touché les banques européennes, même si leurs modèles sont plus diversifiés que ceux d’un pur acteur de courtage ou de conseil.

Le paradoxe, c’est que les banques universelles sont souvent décrites comme des bénéficiaires de l’IA : automatisation, baisse des coûts, productivité améliorée, accélération des process internes..

💡
UBS rappelait déjà en décembre que 2026 pourrait être l’année où le marché tranchera sur l’impact réel de l’IA sur la productivité mondiale et sur le fait que les banques en captent une part importante ou non. 

Les investisseurs prennent leurs bénéfices

Le secteur bancaire a fortement performé ces derniers mois et dans un marché plus hésitant, les valeurs qui ont le plus monté sont souvent les premières à être vendues dès qu’un élément perturbateur apparaît. Autrement dit, la séance du 13 février ressemble autant à un mouvement de “décompression” après une très bonne année qu’à une condamnation du modèle bancaire.

Ce site et les informations qui y sont publiées ne constituent en aucun cas des conseils en investissement ni une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Les commentaires et informations délivrées sont l'expression d'opinions personnelles et ne doivent pas être considérés comme des conseils ou recommandations en investissement. Vos décisions d'investissement ne doivent pas reposer uniquement sur ces informations.

Alexandre Plunian

Alexandre Plunian

Passionné par l'économie, la finance et l'investissement, j'ai créé Le média de l'investisseur afin de partager mes connaissances et démocratiser l'investissement.

Tous les articles de Alexandre Plunian

Derniers articles

Autres articles de la catégorie Bourse

Autres articles de Alexandre Plunian