Épargne : les Français mettent 213 € de côté par mois en moyenne
Épargne : les Français mettent 213 € de côté par mois en moyenne. Qui épargne le plus, comment, et ce que ça dit sur 2026.
Alexandre Plunian
Malgré un pouvoir d’achat en baisse, les Français continuent d’épargner. Selon une étude publiée par Green-Got, l’épargne mensuelle moyenne atteint 213 €, soit environ 5 650 € par an. Un montant qui peut sembler “modeste” au premier regard, mais qui révèle en réalité une tendance de fond : l’épargne de précaution s’installe comme un réflexe collectif.
Une épargne financière record : 6 477 milliards d’euros
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large : l’épargne financière des ménages français aurait atteint 6 477 milliards d’euros en juin, un niveau record, présenté comme proche du double de la dette publique.
Ce point est essentiel : une épargne élevée ne signifie pas que tout le monde va mieux. Elle peut aussi être le signe d’une prudence collective. Autrement dit, les ménages qui le peuvent réduisent certaines dépenses pour épargner et prévoir le futur, et réussir à atteindre la liberté financière.
Villes vs campagnes : la fracture territoriale saute aux yeux
L’autre enseignement marquant de l’étude, c’est l’écart entre territoires. La moyenne nationale masque des réalités radicalement différentes :
267 €/mois épargnés en zone urbaine (environ 7 173 €/an)
151 €/mois en zone rurale (environ 4 155 €/an)
L’écart dépasse 70% et reflète les différences de revenus, de structures économiques locales, mais aussi de contraintes (mobilité, emploi, charges fixes, coût de la vie).
L’Île-de-France loin devant et plusieurs régions rurales sous la moyenne
Sans surprise, l’Île-de-France domine le classement avec environ 7 500 € épargnés par an. Derrière, certaines régions plus dynamiques suivent, comme Auvergne-Rhône-Alpes (6 800 €) et PACA (5 500 €).
À l’inverse, plusieurs régions plus rurales restent nettement sous la moyenne, comme Centre-Val de Loire et Normandie (4 200 €) ou encore Bourgogne–Franche-Comté (4 300 €).
L’automatisation : le vrai moteur silencieux de l’épargne
Le point le plus intéressant est peut-être celui-ci : ce n’est pas seulement combien on épargne, mais comment on épargne. L’étude insiste sur l’impact massif de l’épargne programmée :
81% d’épargne automatisée en métropole
contre 51% en zones rurales
C’est un levier sous-estimé, mais redoutablement efficace. Quand l’épargne est automatique, elle devient :
régulière
prévisible
moins dépendante des décisions du quotidien