Classement milliardaires : les grands gagnants et les grands perdants de 2025
Découvrez les grands gagnants et perdants du classement des milliardaires en 2025 : fortunes en hausse, chutes surprises et tendances clés.
Alexandre Plunian
La classement des plus grandes fortunes mondiales a rarement autant bougé qu’en 2025. Et cela s’explique par plusieurs raisons : la volatilité des géants de la tech, l’emballement autour de l’IA et du cloud… et, à l’inverse, la mauvaise dynamique du secteur du luxe qui est plus exposé aux cycles de consommation.
Top 10 des milliardaires au 1er janvier 2026
Elon Musk – 726 Md$
Larry Page – 257 Md$
Larry Ellison – 245 Md$
Jeff Bezos – 242 Md$
Sergey Brin – ~240 Md$
Mark Zuckerberg – 226 Md$
Bernard Arnault – 169 Md$
Jensen Huang – 162 Md$
Warren Buffett – ~149 Md$
Steve Ballmer – 147 Md$
Les gagnants : ceux qui profitent de l’IA
Parmi les dix personnalités les plus riches au monde, cinq grandes fortunes ont changé de place au cours de l’année. La fortune totale de ces 10 milliardaires dépasse les 2600 milliards de dollars.
Voici le classement des 10 plus grands milliardaires au monde au 1er février 2026
1) Elon Musk est toujours numéro 1
Mais derrière cette fortune, son empire reste fragile : une partie importante de sa fortune dépend de marchés très sensibles (véhicules électriques, conquête spatiale..). Musk domine le classement des milliardaires, mais dans un environnement où la stabilité n’existe plus vraiment.
SpaceX est désormais valorisé à 800 milliards de dollars et devrait faire son introduction en bourse dans les mois à venir.
2) Larry Page, le grand gagnant de l’année
Google a longtemps été considéré comme en retard face à d’autres acteurs comme Microsoft , mais l’entreprise a réussi à monter en puissance grâce à Gemini et après avoir intégré l’IA dans son moteur de recherche.
Le développement de ces nouvelles fonctionnalités a permis à l'entreprise d’afficher des performances spectaculaires en bourse et Larry Page en a largement profité.
Résultat : La fortune de Larry Page est de 257 Md$ et il se retrouve loin derrière Elon Musk.
3) Larry Ellison, l’exemple parfait de la volatilité IA
Le 10 septembre, Oracle a signé l’un des moments les plus marquants de son histoire en annonçant une accélération spectaculaire de la demande pour son système cloud. Suite à cette annonce, le cours de l’action a bondi d’environ 40 % en une seule séance.
Larry Ellison détient environ 41 % d’Oracle donc chaque variation de l’action se transforme mécaniquement en dizaines de milliards gagnés… ou perdus. Aujourd’hui, le cours de l’action Oracle est en baisse et la fortune de Larry Ellison est estimée à 245 milliards de dollars au 1er janvier 2026.
L’IA est devenue un amplificateur de volatilité, où l’anticipation pèse parfois plus lourd que les revenus déjà réalisés.
La fortune de Larry Ellison est estimée à 245 milliards de dollars au 1er janvier 2026.
4) Jeff Bezos quitte le podium
En 2025, le marché a davantage récompensé les acteurs perçus comme étant les plus alignés avec l’intelligence artificielle donc la trajectoire boursière de l’action Amazon a été moins explosive que le reste du marché.
En 2025, l’évolution de la fortune de Jeff Beroz a donc été plus faible que celles des géants de la tech et de l’IA : elle est passée de 233,5 à 245 milliards de dollars en 12 mois.
5) Sergey Brin et l’effet Google
Preuve que, même loin des projecteurs, Brin reste l’un des principaux bénéficiaires de la création de valeur de Alphabet, la maison mère de Google dont il reste l’un des principaux actionnaires.
Il ne dirige plus le groupe au quotidien, mais il est présent au conseil d’administration et il continue d’influencer la stratégie de l’entreprise. Et surtout, l’évolution de sa fortune est corrélée à la performance boursière de Google.
Le facteur clé de 2025, c’est évidemment l’intelligence artificielle. Alphabet a profité de cet engouement et la capitalisation du groupe a franchi le seuil symbolique des 3 000 milliards de dollars.
6) Mark Zuckerberg, preuve que même les géants peuvent décrocher en quelques jours
Zuckerberg est passé de la troisième à la sixième place en seulement quelques jours car le cours de l’action Meta a fortement baissé suite à la publication de mauvais résultats. Il détient 13 % du capital de Meta et sa fortune a directement été impactée par cette baisse.
La fortune de Mark Zuckerberg est aujourd’hui estimée à 226 milliards de dollars. Elle a augmenté de 20 milliards de dollars en 2025.
7) Bernard Arnault, la chute la plus symbolique
Cette baisse s’explique facilement : le luxe avance à un rythme plus lent que l’intelligence artificielle ou le secteur technologique dans sa globalité.
La fortune de Bernard Arnault reste intimement liée à LVMH et en 2025, l’action a perdu 25% de sa valeur en seulement quelques mois. Quand votre patrimoine est adossé à une entreprise cotée en bourse, chaque phase de correction se transforme mécaniquement en une fortune qui diminue.
Derrière LVMH, c’est surtout la dynamique du luxe qui s’est envolée : baisse de la demande, un marché plus sélectif et une hausse des prix des matières premières. Ces derniers mois, le luxe a été moins porteur que la tech et cela se ressent directement dans ce classement.
8) Jensen Huang (Nvidia), une ascension… sous contraintes
Une trajectoire en montagnes russes, mais sur les 12 derniers mois, Jensen Huang a gagné du terrain et sa fortune est estimée à 162 milliards de dollars.
Nvidia est incontournable dans la chaîne de valeur de l’IA, mais c’est aussi une entreprise exposée aux rapports de force internationaux. Les droits de douane annoncés par Donald Trump ont pesé lourd sur l’entreprise.
9) Warren Buffett, le retour de la régularité
Là où d’autres fortunes montent ou chutent en un claquement de doigt, Buffett bénéficie d’un avantage structurel : la diversification. Berkshire Hathaway est une entreprise diversifiée qui mise plutôt sur des acteurs historiques que sur les gagnants d’aujourd’hui.
2025 marque aussi un tournant symbolique : à 94 ans, Warren Buffett a annoncé prendre sa retraite et quitter son poste de CEO. Mais il ne va pas disparaître du paysage pour autant. Il converse le rôle de chairman et reste l’actionnaire de référence de Berkshire Hathaway.