Dassault Systèmes : une violente correction qui s’explique
Découvrez pourquoi Dassault Systèmes subit une violente correction : attentes déçues, valorisation, perspectives et points clés à surveiller.
Alexandre Plunian
Mercredi 11 février, l’action Dassault Systèmes a décroché d’environ 20% en bourse. Et cette forte correction dure depuis plusieurs mois. Ce n’est pas un accident de marché.
Cette baisse provient d’une croissance qui est nettement inférieure aux attentes et de perspectives pour 2026 qui sont jugées insuffisantes.
Que faut-il faire ? Se séparer de ses actions ou profiter de la baisse ? On s’y intéresse !
L’élément déclencheur : une croissance trop faible pour une “valeur de logiciel”
Le marché attendait de Dassault Système une croissance plus importante. Or, la société a publié une progression de seulement 1% qui est très clairement en dessous des attentes, dans un contexte où la robustesse KPI 2026 des entreprises devient un critère de plus en plus scruté par le marché.
Quand un éditeur logiciel déçoit, la sanction est souvent immédiate, parce que la valorisation repose beaucoup sur la trajectoire future.
Les investisseurs se sont demandé pourquoi les entreprises continuent à dépenser des sommes considérables pour des logiciels si l'IA pouvait créer gratuitement des applications adaptées à leurs besoins.
Des perspectives 2026 jugées trop prudentes
Depuis plusieurs mois, Dassault Systèmes enchaîne les résultats décevants. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant puisque les perspectives pour 2026 ont été perçues comme trop faibles par rapport à ce que le marché avait en tête.
Autre point sensible : la croissance semble davantage portée par les services que par les ventes logicielles (et notamment les nouvelles licences). Même si le passage vers un modèle abonnement peut expliquer une partie de ce phénomène (moins de “gros tickets” au départ et plus de récurrence ensuite), le marché attendait des signaux plus rassurants pour ces prochains mois, encore plus suite au crash Stellantis récent.
Une anticipation qui coûte cher
Selon plusieurs analystes, la correction reflète aussi une certaine anticipation. UBS souligne que les craintes liées à l’IA ne se sont pas encore vraiment matérialisées dans les chiffres, mais qu’elles pèsent déjà sur les valorisations. Dans ce contexte, Dassault doit autant rassurer sur sa trajectoire business que sur sa capacité à transformer l’IA en moteur de croissance, plutôt qu’en risque de disruption.