Banques italiennes : profits records et dividendes massifs
Banques italiennes : profits records et dividendes massifs. Chiffres clés, rachats d’actions, moteurs de marge et risques 2026.
Alexandre Plunian
Les cinq principales banques d’Italie viennent d’annoncer des résultats records : leurs profits nets cumulés progressent de 14% et passent de 22,8 milliards d’euros en 2024 à 26,05 milliards d’euros sur le dernier exercice. Et surtout, les dividendes et rachats d’actions ont tourné à plein régime.
Des capitalisations en forte augmentation
UniCredit domine avec plus de 10 milliards d’euros de bénéfices, en hausse de 11% sur un an, tandis qu’Intesa Sanpaolo suit avec 9,3 milliards. En bourse, ces deux poids lourds représentent désormais 100 milliards d’euros de capitalisation, un symbole fort quand on se rappelle qu’il y a neuf ans, les banques italiennes étaient plutôt associées à la fragilité, aux doutes et à la rentabilité en berne.
Derrière, la dynamique reste très solide. BPER signe une progression de 29% et voit sa valeur boursière s’envoler (elle a été multipliée par dix depuis 2022). Banco BPM dépasse également les attentes et MPS a versé 2,6 milliards d’euros de dividende pour un rendement proche des 10%, dans un contexte où les entreprises du CAC 40 versent des milliards à leurs actionnaires, dividendes et rachats d’actions compris.
Ce que l’investisseur doit retenir
Les banques italiennes affichent désormais de belles rentabilités et mettent la rémunération des actionnaires au cœur de leur stratégie. Mais une question se pose : combien de temps ce niveau de rémunération peut-il rester aussi élevé ?
À l’heure où la concentration de richesse progresse et où le classement des milliardaires Forbes février 2026 a été rendu public, cela illustre l’ampleur des enjeux de répartition.