Crédit immobilier : l’apport personnel moyen demandé baisse en 2025
Crédit immobilier : l’apport personnel moyen exigé recule en 2025. Chiffres, régions, profils et ce que ça change pour emprunter en 2026.
Alexandre Plunian
C’est un signal que beaucoup d’acheteurs attendaient : l’apport personnel moyen demandé par les banques a reculé en 2025. D’après une étude réalisée par leboncoin immo et Meilleurtaux, il s’établit à 52 000 € l’an dernier, contre 59 000 € en 2024.
En proportion, l’apport représente désormais 17% du budget total (contre 22% un an plus tôt).
Cette baisse est directement liée à la baisse des taux et des nouveaux taux immo 2026. Quand emprunter coûte moins cher, la capacité d’emprunt remonte automatiquement et les banques ont moins tendance à demander un apport important.
Un marché qui redémarre… mais qui finance surtout certains profils
En 2025, les primo-accédants dominent largement les dossiers financés. Ils représentent près de 70% des profils, avec 31% de moins de 30 ans et presque 70% de moins de 40 ans, une dynamique qui s’explique aussi par la recherche d’un budget achat immobilier 4000€ revenus plus réaliste face à la hausse des prix et des taux.
Voici les chiffres moyens mentionnés dans l’etude :
prêt moyen : 246 000 €
durée moyenne : un peu plus de 22 ans
revenu mensuel moyen des ménages financés : 5 276 €
La moyenne nationale masque une réalité beaucoup plus brutale selon les villes
Là où l’étude devient vraiment intéressante, c’est quand on quitte la moyenne nationale. Parce qu’en 2025, l’apport moyen a atteint :
132 000 € à Paris
100 900 € à Lyon
près de 70 000 € à Aix, Bordeaux, Caen, Marseille, Nice, Rennes et Toulouse
L’étude souligne que dans plusieurs de ces villes, l’apport équivaut à plus d’un an de revenus moyens. Pour beaucoup de ménages, l’apport est une véritable barrière à l’entrée et reste particulièrement dépendant de la variation des prix, exemple avec la récente baisse des prix de l’immobilier à Bayonne.
Couples vs célibataires : l’apport devient un écart de destin
Et dans certaines villes (Aix, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Rennes ou Strasbourg), l’apport demandé peut représenter plus de deux ans de revenus pour un célibataire.
2026 : des taux stables, mais des mensualités toujours trop importantes pour beaucoup
En 2026, les taux risquent d’augmenter légèrement et les prix restent élevés donc les mensualités de remboursement restent trop importantes pour permettre à certains couple de devenir propriétaire.
Pour palier à cela, il existe différentes solutions :
allonger la durée du crédit (souvent réservé aux profils les plus jeunes)
chercher un bien plus petit et situé loin de la ville
augmenter l’apport
L’Observatoire Crédit Logement estime que les taux attendus au T4 2026 seront de 3,55% puis de 3,95% au T4 2027. L’étude précise également que les taux à 1% d’avant Covid étaient exceptionnels alors que 3–3,5% ressemble davantage à la moyenne.
Le message à retenir
Mais non, cela ne signifie pas que devenir propriétaire est plus facile en 2026. Dans les grandes villes, l’apport est une barrière à l’entrée. Et pour beaucoup de ménages, la vraie bataille reste la même : supporter la mensualité, plus que décrocher le crédit. D’autant que le Dispositif Jeanbrun investissement locatif pourrait rebattre les cartes pour certains profils d’acheteurs et investisseurs.