Immobilier à Paris : pourquoi les prix peuvent remonter en 2026 ?
Immobilier à Paris : baisse finie ? Taux, offre rare, retour des acheteurs… Les raisons qui peuvent faire remonter les prix en 2026.
Alexandre Plunian
Après deux années de correction, le marché parisien montre des signaux de reprise, quartier par quartier. Les prix avaient reculé de plus de 10% en deux ans, ce qui avait repoussé de nombreux projets d’achat. Mais en 2026, le contexte change : la demande revient, les nouveaux taux immo 2026 se stabilisent et l’offre reste relativement faible.
Résultat : les prix peuvent enfin remonter, sans pour autant être dans l’excès.
Des hausses déjà visibles… mais très inégales selon les arrondissements
Le prix moyen parisien s’établit autour de 9 720 €/m², en hausse de +1,9% sur un an selon l’Observatoire PAP. Derrière cette moyenne, certains arrondissements accélèrent déjà nettement. Le 8e se distingue avec +6,8% (environ 12 030 €/m²), le 14e progresse de +3,9% (environ 9 430 €/m²) et le 13e de +3,2% (environ 8 790 €/m²).
On retrouve aussi des hausses autour de +2% à +3% dans des zones comme le 12e, le 16e, le 3e, le 6e, le 9e ou le 10e.
Et ce début de frémissement à Paris contraste avec d’autres marchés qui entrent dans une phase différente, comme le prix de l’immobilier à Bayonne, où les signaux de début 2026 ne racontent pas la même histoire.
Les acheteurs reviennent
Le moteur principal de 2026, c’est le retour progressif des acheteurs qui avaient été mis à l’écart par la hausse des taux et les critères bancaires plus stricts, alors même que l’apport personnel moyen demandé a baissé en 2025. Beaucoup ont compris que les taux à 1% de 2021 ne reviendront probablement pas. En 2026, les décisions se prennent davantage sur les conditions réelles du marché que sur l’espoir d’un monde d’avant.
Avec des taux autour de 3,40% sur 20 ans, obtenir un financement redevient possible pour une partie des ménages, surtout ceux dont le projet avait été reporté.
La location ne protège pas forcément
Autre point souvent sous-estimé : à Paris, la location est loin d’être un plan B confortable. La demande est saturée, la sélection des dossiers est stricte et les loyers restent élevés.
S’ajoute un argument psychologique : un crédit offre une mensualité contractuelle alors qu’un loyer peut évoluer (indexation) et qu’un bail peut se terminer.
Et pour certains ménages, l’achat rassure aussi parce qu’il s’inscrit dans une stratégie patrimoniale plus large, avec des arbitrages qui vont jusqu’à la déclaration des revenus SCPI quand ils complètent leur immobilier en direct par de la pierre papier.
2026 : une hausse probable, mais une reprise modérée
L’idée d’une remontée des prix en 2026 est cohérente avec le marché actuel : les taux se sont stabilisés à un niveau acceptable et les projets reportés reviennent sur le marché.